jeudi 28 juillet 2011

19. Je m'interroge...

Dites, ôtez-moi d'un doute... chez vous aussi il pleut? Comprenez-moi bien, ça n'est pas que la pluie me dérange, loin de là. Ça a plein de bon côtés la pluie: ça sent bon, ça fait des claquettes, ça fait sortir les ceps et les belles de nuit (fleurs ou autres), ça évite de se ruiner en petite robes à bretelles pendant les soldes, de galérer vingt minutes pour allumer le barbecue, ou de bouffer du sable à la pelle pendant un match de beachvolley et de se faire - en plus! - engueuler alors qu'on avait bien prévenu qu'on ne savait PAS y jouer à ce jeu pourri!!! 
Il va de soi qu'aucun de ces exemples n'est autobiographique. 

Tout ça pour dire qu'il pleut et que je m'interroge. Mais pourquoi donc vous étonnez-vous? Installez-vous que je vous raconte un peu.

Comme je vous l'avais dit, je suis donc partie enchanter les rues de La Rochelle de mes joyeuses trilles à l'occasion des Francofolies. Je vais être honnête, ce ne fut pas ce qu'on appelle facile et aussi incroyable que cela puisse paraître, les producteurs ne se sont pas précipités pour me proposer moult alléchants contrats. D'abord, il a  fallu trouver les bons emplacements, optimiser la durée, l'ordre des chansons, les horaires, assumer les bandes-son, un peu perdue que j'étais sans la chaleur de mes musiciens, mais bon rapidement j'ai trouvé mon rythme, mon itinéraire et j'ai même fini par trouver un public attentif et chaleureux! Probablement celui qui n'était pas venu assister aux concerts de Nolwenn Leroy, de David Guetta ou de Christophe Maë. J'en profite pour saluer mes trois nouveaux fans, membres de la gendarmerie nationale, qui ont promis de faire écouter Le permis à la caserne! 

Mais je m'égare. A mon arrivée, le ciel était plutôt bleu. Certes un ou deux nuages, probablement des touristes, passaient pour admirer le célèbre port, mais ils s'en allaient rapidos pour visiter Saint Nazaire et ses environs. Après trois jours à claironner mes chansons dans les rues, les nuages sont partis mais le ciel était franchement gris, limite malade... Le matin du quatrième jour, la pluie tombait à verse, ce qui m'embêtait un peu, certes mais probablement moins que David Guetta censé mixer devant 15000 spectateurs le soir même! C'est à ce moment que j'ai commencé à avoir des doutes...

De retour à Paris, je devais enchaîner avec le festival Châlon dans la Rue. Mais alors que je bouclais sac et ampli, mon célèbre ami Joël Collado me prévint gentiment qu'une pluie diluvienne inondait la région. Une fois de plus, le ciel semblait déprimé rien qu'à l'idée de devoir réécouter mes chansons dans les rues de Châlon! Un peu vexée, je me résignai toutefois à rester à Paris, et bizarrement, le ciel de Châlon s'apaisa, permettant au festival d'avoir lieu, quoique sans soleil. Mes doutes se confirmaient lentement... 

Concernant les deux concerts de Rambouillet, ils étaient prévus en intérieur. Pas de grosse inquiétude donc. Pourtant, là encore, les cieux ne semblaient pas enthousiasmés de me voir débouler: le premier soir, ils m'envoyèrent une pluie torrentielle pour me décourager de me rendre sur place mais je ne me laissais pas impressionner! Devant mon obstination et l'inutilité de ces trombes d'eau, le second soir, lesdits cieux se sont contentés d'exprimer leur mécontentement par une bruine légère mais persistante et une température peu estivale...

Cependant vous conviendrez avec moi que le doute n'est plus permis!  
Un dicton breton affirme : Chante la grive, la pluie arrive. Telle la grive, ma voix pourtant si mélodieuse aurait-elle le pouvoir de faire pleurer le ciel? Euh... ce n'est pas un très bon présage quand on envisage de faire carrière dans la chanson, je me trompe?

Bon, ne nous emballons pas, ce ne sont peut-être que des coïncidences! Je vous propose de faire un test! Prochains concerts prévus :
Paris Plages  
Les 13 et 14 août 2011
à partir de 18h30 

On se retrouve là-bas? On verra bien s'il pleut... ou pas! 




mardi 5 juillet 2011

18. Voilà l'été, voilà l'été...

Eh ben voilà, on y est... Il est revenu le temps des tongs et des jupes légères, des chemises qui s'ouvrent sur des torses velus, des barbecues, de la pétanque, des vide-greniers, des juilletiens, des aoutistes, des "quand est-ce qu'on arrive?", de Fort Boyard, des japonais, des tournesols et des abricots.

Vous sentez? Hummmm... ça fleure bon le basilic, le melon et le jambon, le karité et le pastis, l'huile solaire et les merguez, les chouchous, les beignets et les sardines grillées... On a lâché les cyclistes pour leur promenade annuelle, abandonné Mamie sur l'aire du Poulet de Bresse (A39), marié le Prince Albert et (mais?) rejeté le mariage gay à l'assemblée, diplômé les bacheliers, augmenté le gaz et l'électricité, les timbres et les tickets de métro, aucun doute possible, c'est bien l'été!
Ce que confirme encore l'écho râleur des piliers du comptoir de l'Amical'Bar : "Cette chaleur, c'est insupportable, tu peux pas faire installer la clim' Dédé? Allez, remets moi un demi bien frais! Pis pousse-toi de l'écran je vois pas l'arrivée du Tour!".

Tout ça c'est bien joli, mais Stef! dans tout ça? Stef! fait-elle du camping? De la planche à voile? Du parachute ascensionnel? Bref, Stef! prend-elle des vacances? Et si oui, où? Avec qui?

Ah... impatients curieux que vous êtes... Voyez comme je vous connais. Voyez comme je sais deviner les préoccupations qui sont les vôtres. N'est-elle pas merveilleuse cette tendre complicité, cette intimité même, qui s'est installée entre nous au fil des messages?

Non Stef! ne fera pas de camping, ou alors vraiment si c'est obligé, parce qu'elle DÉTESTE ça! Cet été, Stef! va se promener avec des chansons et des CDs plein son sac à dos: depuis les Francofolies de la Rochelle jusqu'à Châlons dans la Rue, car l'été c'est aussi le temps joyeux des festivals en tout genre. Et en attendant ce temps béni où les programmateurs, désespérés, l'imploreront de bien vouloir chanter dans leur festival, Stef! poussera ses chansonnettes toute seule comme une grande avec son ampli et les bandes sons de son merveilleux album Chansons à voir

Si par hasard, vous la croisiez, pleine de son incroyable énergie et de son éternelle bonne humeur, surtout, n'ayez pas peur (c'est son état normal)! Pour tout vous dire, elle sera probablement autant intimidée que vous malgré la décontraction apparente... Alors, installez-vous tranquillement à la terrasse du bar en face et commandez un Perrier tranche avec beaucoup de glaçons... Ecoutez-la... Regardez-là... Et profitez. Bien sûr, il manque un petit quelque chose: les musiciens, les instruments, le spectacle en grand...  Mais soyez sûr qu'elle fera tout pour vous faire passer un bon moment... Et quand viendra le moment de la dernière chanson, ne soyez pas timide, venez lui dire bonjour, comme ça en passant... Ça lui fera un plaisir immense, faites-moi confiance. 
Je le sais, je la connais bien!