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143. Histoire d'eau

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Toute la pluie tombe sur moi, la da di, la di la la .... Enfin toute... j'exagère un peu. D'ailleurs, ce n'est pas exactement de la pluie. Et puis, elle ne tombe pas exactement sur moi. Très précisément, il s'agit d'une fuite qui inonde ma cuisine. C'est beaucoup moins poétique. Et beaucoup moins musical. Alors, pour garder le moral, je fredonne avec flegme et élégance (et Sacha Distel ) La da di, la di la la ... Mais le flegme et l’élégance, ça a ses limites. Surtout lorsqu'un troisième dégât des eaux vient sinistrer mon plafond . Je sais bien qu'après la pluie vient le beau teeeemps ... Tu parles! Moi, ce que je sais surtout, c'est qu'après la pluie viennent les taches, les cloques, les craquelures et que je vais encore devoir poireauter des mois pour tout remettre à neuf. Je me demande d'ailleurs si à défaut du ciel, le plafond ne va pas finir par me tomber sur la tête un de ces jours ? La da di, la di la la .... Bon, le flegme et l'

142. Fort potentiel, à ne pas manquer

Au bout du compte, je me demande ce que Stéphane Plaza penserait de toute cette histoire ? Une chose est sûre, Mr de V. ne remportera jamais le titre de Meilleur Agent Immobilier de la Semaine de Chasseurs d'Appart. Oui, je connais Chasseurs d'appart , figurez-vous. Tout comme Affaires Conclues , Bienvenue au Camping   et Les Anges fêtent la Saint Patrick ! J'ai beau ne pas avoir de télévision, ça ne m'empêche pas d'avoir un minimum de culture télévisuelle. Enfin culture... Je ne suis pas certaine que le terme soit vraiment approprié. Toujours est-il qu'il est difficile d'échapper au petit écran, le moindre  bistro est désormais équipé d'écran sinon petit du moins plat (grâce à l'allocation de rentrée scolaire ?) et les patrons dudit bistro sont rarement fans de Claude Sautet ou des documentaires d'Arte.  Bref, je m'interroge. Stéphane Plaza aurait-il pu m'éviter tous ces déboires immobiliers ? Très certainement.  Il y a vingt mois, s

141. Conte de caisse

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Mais au secours ! Ce monde partirait-il à vau-l'eau ? Plus de saisons, plus de jeunesse, plus de Tigre de Java ni de chauve-souris à longues oreilles (beurk), plus de cigarettes en chocolat  ni de cabines téléphoniques ! Tout fout le camp, moi je vous le dis.  Pardonnez-moi cette introduction aux accents réactionnaires ou collapsologistes (iques ?) alarmistes (je vous laisse juge). Ne paniquez surtout pas, je ne viens pas, aujourd'hui, vous entretenir de politique. Les professionnels de cette discipline sauront, hélas, mieux vous divertir que moi. Non, figurez-vous que je sors tout bonnement du supermarché. Enfin super, tout est relatif... Du Monoprix en l’occurrence. Je comprends que vous soyez surpris. La banalité de cette activité concorde mal avec l'image de femme insaisissable, de nymphe des temps modernes que sans aucun doute, vous vous faites de moi depuis que vous lisez ce blog. Néanmoins, au risque de provoquer quelques désillusions, je confesse ici que je suis un

140. La positive attitude

Cher Monsieur Bastien Angermüller,    Vous m'avez officiellement délivré mon certificat de positivité au Covid, je ne vous remercie pas. Je n'aurais jamais cru qu'un jour, je regretterais autant de réussir un examen. Je ne remercie pas non plus le Secret Santa qui m'a refilé ce joli cadeau de Noël que je ne peux ni rendre, ni échanger, ni revendre sur Le bon Coin vu que tout le monde l'a déjà. Grâce à vous deux, cette année se terminera pour moi encore plus mal qu'elle n'avait commencé ce que, en toute honnêteté, je n'aurais pas cru possible. Quand les premiers maux de gorge se sont manifestés, j'ai pensé que j'avais peut-être avalé un ou deux coquillages avariés le soir du réveillon. J'ai rapidement écarté cette hypothèse, je n'ai pas pour habitude de manger les crustacés avec leur coquille, encore moins quand il s'agit d'oursins. C'est entre ma septième et ma huitième sieste que les courbatures m'ont alertée. Certes,

139. Un taxi nommé désir...

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D'accord, il était 21h. D'accord, nous avions l'air de deux touristes dans nos cirés jaunes assortis. D'accord, le bonheur sur nos visages pouvait paraître indécent. D'accord, nous venions de passer à l'heure d'hiver entraînant chez certains des troubles du sommeil, de l'irritabilité et une baisse de la capacité de travail. Et d'accord, d'accord, nous arrivions à Paris qui n'est pas précisément connue pour la courtoisie de ses habitants. Il n'empêche, ce ne sont pas des excuses.  Je rentrais donc de Noirmoutier avec mes camarades par le TGV INOUI 8926 en provenance de Nantes. Nous venions de passer trois jours sur une île entre la terre et la mer, entre le soleil et la pluie, entre les huîtres et les patates bref une île, entre le sel et l'eau. Un parfum d'iode et de moules marinières s'accrochait à nos cheveux emmêlés par le vent... Le chant des vagues, le cri des mouettes et la voix de Cabrel fredonnant Hors-saison continua

138. Un Marx et ça repart !

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Ça y est, j'ai fait ma rentrée politique. L'été s'en est allé et il a bien fallu se résoudre à ranger les vacances dans les valoches (à roulettes, désolée Brigitte). En général la rentrée, je trouve ça excitant, mais cette année, allez savoir pourquoi, je n'étais pas trop motivée. Peut-être la perspective de devoir se coltiner les mêmes bras cassés que d'habitude ? Avec les mêmes programmes en plus... Je ne sais pas vous, mais j'ai l'étrange sensation que je n'en finis plus de redoubler. Je crois que je suis en situation d'échec politique. Mais ne dramatisons pas, finalement ça ne s'est pas si mal passé. J'ai même réussi à ne pas pleurer, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'a manqué. C'est peut-être ça la maturité politique ? Ou la désillusion allez savoir. .. Mais que je vous raconte un peu.  Le weekend dernier, je baguenaudais  au Parc Floral (en vrai je travaillais, mais ça fait moins bucolique) quand par un hasard fortuit