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159. Faux départ

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Au départ, le plan c'était soleil, sable fin, calme et glandouille. Raté. J'ai dû faire une croix dessus au bout de seulement trois heures de vol. Emirates m'a gentiment rapatriée chez moi, fissa. Comme un vieux colis Amazon non réclamé. Retour à la case départ, ne passez par la case Chance, ne touchez pas les 20 000. Six heures de vol. Express les vacances. Bon... J'ai pu voir  One battle after another. A posteriori, un titre pareil, j'aurais dû me méfier. Si j'avais regardé On se calme et on boit frais à Saint-Tropez , peut-être que je n'en serais pas là.  Une bataille après l’autre  ? Niveau présage, ça tient du chat noir qui éclate un miroir sous une échelle ! J'étais en train d'hésiter entre le café et le jus de tomate - la boisson tendance en classe éco - quand le commandant de bord a postillonné un truc un peu trop près du micro. Personne n'a rien compris mais dans le doute, j'ai remis ma ceinture. Des turbulences sans doute. L'hô...

158. Massage à tabac

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Ma kiné est en congé. En son absence, elle m'a confiée aux bons soins de Damien, son remplaçant. A peine arrivée, il parcourt mon dossier et me gratifie d'un charmant : "C'est pas sérieux la voltige à votre âge !". Damien, mon loukoum, t'as séché les cours de Psychologie du patient , c'est ça ? Quelque chose me dit que toi, moi et ton tatouage dragon, on va pas être copains. C'est déjà pas une sinécure de venir me faire disloquer le poignet trois fois par semaine alors j'apprécierais que tu m’épargnes les réflexions gériatriques. Déjà que je ne suis pas au mieux côté souplesse, je peux te garantir que ce n'est pas le meilleur moyen de me détendre. Naturellement, je garde mes brillantes réflexions pour moi. Au lieu de ça, je simule un rire minable que Damien prend pour une confirmation de ses talents d'humoriste. Erreur fatale. Mais je n'ai pas le temps de mesurer les conséquences de ma bêtise que nous nous asseyons face à face, autour d...

157. Reprise sans garantie

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Bon, d'accord, je vous ai délaissés cette année. A ma décharge reconnaissez que l'Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la mort du Pape, celles de Diane Keaton et de Paul-Loup Sulitzer, les catastrophes climatiques, le braquage du Louvre, l'attentat de Bondi Beach, sans parler de la destitution de Miss Aquitaine, ça n'est pas ce qu'il y a de plus inspirant pour prendre la plume avec l'élégance, l'humour et la légèreté qui me caractérisent. J'ai beau y mettre toute la bonne volonté du monde, avouez que le monde, lui, n'y a pas mis beaucoup du sien pour m'inspirer. Résultat, j’ai fait comme tout bon premier ministre qui se respecte, j’ai procrastiné avec assurance. Pourtant si vous saviez, dans ma tête, j'écrivais des posts pleins d'esprit. Piquants, parsemés de formules spirituelles, profondes et facétieuses. Mais dès que je m'approchais de mon ordinateur, que je posais mes mains sur le clavier, mes fulgurances s'envolaient. Al...

156. Relation désactivée

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Cher Mark,  Tu t'en es rendu compte, je suppose, ça fait quelques temps déjà que toi et moi c'est plus tout à fait pareil.  On se voit moins souvent. Je suis un peu plus distante... un peu plus polie. Dans ces cas-là, on a plutôt tendance à emballer les choses dans un joli C'est pas toi c'est moi...  Ou un Je préfère qu'on reste amis...  Mais je n'ai pas envie de faire joli, Mark. Le problème c'est bel et bien toi, pas moi. Toi et tes nouveaux potes foireux. Et puis très honnêtement, je n'ai pas très envie qu'on reste amis, même après toutes ces  années. Quand je t'ai connu, t'étais sur Facebook. Cétait sympa, on passait du bon temps tous les deux. Tu me présentais des potes... On jouait à Farmville ... Tu pensais à mon anniversaire... Tu m'invitais à des concerts et des soirées sympas... Je te parlais de mes soirées raclettes entre copines... De mes spectacles... On s'échangeait des petits mots doux... Trop hâte de passer le week-end...

155. Faites vos Jeux !

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Au risque de choquer, je le dis haut et fort, moi les Jeux Olympiques,  je suis à fond ! Entre l'affiche (je veux le puzzle ! ), le relais de la flamme et le feu d'artifice (à couper le souffle) on peut dire que l'amuse-bouche était pas dégueu... Mais maintenant on entre dans le vif du sujet, ça rigole plus : Athlètes, faites chauffer les baskets, c'est l'heure de la compète ! Cent ans qu'on attendait le retour de la grande bamboche du sport. A la salle, entre deux abdos et trois développés couchés - laborieux pour ma part - on se réjouit avec les copains. On est comme des gosses dans une cour de récré : "Tu vas voir quoi, toi ?" Il y a huit jours, gagnée par l'euphorie, j'étais prête à aller faire une bombe dans la Seine avec Anne et Tony pour célébrer l'évènement, mais les baigneurs du dimanche comme moi ne pourront sortir leur maillot que l'année prochaine... Franchement, c'est dommage, j'aurais fait une Esther Williams du to...