samedi 2 avril 2011

11. Tu vois pas tout ce qu'on dépense... On avance! (A. Souchon)

Bonjour à tous!
Il semble que chaque fois que je souhaite vous envoyer un message, le soleil soit de la partie! 
Faut-il y voir le signe que l'univers tout entier bénit la finalisation de mon album? C'est plus que probable... Toutefois, si l'univers semble de mon côté, d'autres par contre...

Oui, cette semaine, petit coup de blues du côté de chez Stef!
Alors que j'imaginais déjà les recoins de la jolie pochette cartonnée de mon album illuminer votre étagère à CDs entre Henri Salvador et Sting (oui j'ai du mal à imaginer mes auditeurs écoutant Shakira ou Stomy Bugsy... ), je fus sévèrement rappelée à l'ordre!

J'avais cru, naïve que je suis, qu'auto produire mon disque, ce serait gérer les fonds réunis pour cette production et les attribuer aux dépenses nécessaires: studio, mixage, photos, graphiste, pressage etc... Dans un moment de parfait délire, j'avais même envisagé de payer les musiciens! Ha! Ha! Ha! Payer les musiciens? Elle est bien bonne! Non, non, que l'on se rassure, je ne l'ai pas fait, j'ai repris conscience juste à temps!

Je me réjouissais donc d'avoir enfin trouvé le graphiste et la société de pressage du disque, quand cette dernière m'invita poliment à me mettre en relation avec la SDRM (Société des Droits de Reproduction Mécaniques) pour les formalités d'usages...

Je vous la fais courte: les formalités d'usage c'est une taxe d'environ 1€ par CD pressé. Soit pour les 1000 CD prévus (et pour les moins doués en mathématiques!) la modique somme de 1000€. Somme non prévue dans le budget initial et dont bien sûr, nous ne disposons pas à ce jour, ce serait bien trop simple!

Je vous avoue que je l'ai un peu mauvaise. Auto produire un disque, c'est un pari. Risqué d'une part puisqu'on ne peut savoir si les professionnels seront au rendez-vous, et coûteux d'autre part, car c'est un investissement lourd et rares sont les artistes qui rentrent dans leur fonds.
Je la trouve donc un peu déplacée cette taxe pour des disques qui seront le plus souvent bradés lors de concerts (rarement déclarés!) ou envoyés grâcieusement à des professionnels qui auront (peut-être!) l'oreille attentive...

Au final? Je te paierai Madame SDRM, même si je te trouve moche et nulle... Mon disque tu t'en tamponnes, tu ne l'écouteras probablement jamais. Tant pis pour toi, tu ne sais pas ce que tu rates! Mais tu sais quoi? Je m'en fiche, je ne l'ai pas enregistré pour toi! Et puis, tu ne voudrais pas que je contrarie l'univers quand même?

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