samedi 24 mars 2012

29. Et voilà, c'est fini...

Oui, oui, ok, j'avoue. Je ne me suis pas trop foulée pour le titre de ce message. Je l'ai piqué à Jean-Louis Aubert, qui ne m'en voudra pas trop j'espère, d'autant que, entre nous, il a quand même fait mieux.
Mais c'est simple, concis, efficace alors  pourquoi me torturer le cortex pour trouver un titre spirituel? Là, on comprend d'emblée.

Donc...
Si vous avez un tout petit peu suivi, dimanche dernier, c'était la dernière de mes Chansons à voir aux Théâtre les Blancs Manteaux. Il serait franchement inexact de qualifier ce moment de triste. Et vous savez comme je n'aime pas l'inexactitude! Pourt résumer sobrement, c''était d'enfer! Du monde, des fous rires, un pianiste en pleine forme, une chaleur abominable, une bière infecte, tiède de surcroît, des rappels je ne vous dis que ça, bref tout ce que j'aime!  Pour autant, je me dois d'être honnête et d'avouer, peu fière, qu'une fois rentrée à la maison, j'avais au choix, soit du shampoing, soit du piment dans les yeux. Remarquez, pourquoi voir petit? Les deux peut-être? Je ne suis pas spécialiste. J'ai cependant des doutes quant aux vertus capillaires de la harissa... Quoique?

Passons. J'ai actuellement d'autres préoccupations que mes cheveux surtout que pour une fois, ma teinture Cerise écrasées resplendit dans les reflets du soleil de printemps! D'autant que au final, je n'avais rien dans les yeux... Il s'est avéré que j'avais tout simplement le coeur qui pique un peu...
- C'est grave docteur?
- Ça arrive, Mademoiselle (J'en profite ici pour glisser subrepticement  le terme  Mademoiselle, que l'administration souhaite faire disparaître de nos dictionnaires et que je trouve pour ma part  très joli! )
- Et que dois-je faire? 
- Pas grand'chose hélas. Prenez peut-être un verre de ce délicieux Mâcon? Vous verrez, ça ira déjà un peu mieux...
J'obéis docilement...

Et maintenant me demanderez-vous poliment?
Tout d'abord, je vous prierais de parler moins fort parce que le délicieux Mâcon, c'est bon, mais de bon matin, c'est traître. Ensuite, je vous serais reconnaissante de ne pas être désagréable! Est-ce que je vous en pose moi des questions? Je vous demande si votre cousine Adélaide aime le curling ou si votre oncle Albert est diabétique? Non. Bon. Alors?
Pardon. Je m'emporte. Mettez ça sur le compte du Mâcon. Et puis non! C'est vrai quoi, c'est rageant - c'est ma grand-mère qui utilisait ce mot, rageant, grr! On avait pris du temps pour prendre  nos marques, c'est vrai, mais depuis quelques semaines, je m'y habituais très bien aux salles quasi pleines, impatientes, aux rires, aux applaudissements, aux retours chaleureux, aux critiques élogieuses sur Billetreduc, et même aux quelques journalistes (deux pour être tout à fait exact, mais on ne va pas compter!) curieux d'abord, puis séduits, tout prêts à dégainer leur plume...
Et puis là, tout d'un coup, en route pour  un petit succès à défaut de la gloire, il faudrait s'arrêter. Pour d'obscures histoires d'argent parce que oui, il en faut tout de même un peu (si ce n'est beaucoup!) pour faire le troubadour, surtout si on veut que ça décolle,  peut-être...
Allez, ne soyons pas défaitiste... Voyons ce que nous réserve la suite!
Il paraît que certaines attendent le prince charmant. Pour ma part, j'attends le charmant producteur qui, curieux, s'intéressera à mes chansonnettes et fera, d'un coup de chéquier magique, de ces Chansons à voir, un conte de fête!

Il était une fois chanteuse qui s'appelait Stef! ...

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