mercredi 26 décembre 2012

41. Et der de douze

Bon.
Ben rebelote. Je crois bien qu'il faut que je m'y remette.
Moi qui pensais que c'était la fin du blog.
J'ai laissé traîner, histoire d'être sûre, mais il faut que je me rende à l'évidence, je me suis fait avoir par les Mayas et leur prédiction à la noix de pécan.  
Ce qui prouve au passage que les Précolombiens n'étaient pas les derniers en matière de rigolade et qu'on savait se gondoler bien avant Jésus Christ. 
C'est qu'entre deux incantations et trois sacrifices, on se marrait drôlement au fin fond des pyramides!

Si ça se trouve, après avoir vidé deux ou trois cruches sacrées de mezcal, Macareno et Quesadillo  se sont engueulé rapport à la partie de jeu de balle de l'après-midi. Oui, outre Longjumeau et Soignolles-en-Brie, je suis également allée à Chichen Itza où vous ne manquerez pas de visiter le temple sacré avec son célèbre serpent à plumes et ses 365 marches, d'admirer son charmant Mur de Crânes Sacrifiés et pour finir, de découvrir son terrain de Juego de Pelota, Jeu de Balle ou de Pelote (si, si, hablo un poquito espanol: Vamos a comer chuletas, hombre? No, esta maleta de cocaina no me pertenece). Jeu de Balle dont les perdants étaient décapités parce que quand même, il y a des limites, même à la rigolade!
 
Bref, m'est avis qu'avant de se laisser étêter par qui que ce soit, chacun aura voulu barbouiller son point de vue sur les murs d'un temple restés vierges, histoire d'illustrer concrètement et la partie et son propos, à savoir qu'il n'était pas le dernier des nuls à la Pelote et que quand même, ça n'était pas à lui qu'on allait apprendre à jouer ni, par voie de conséquence, couper la tête. 

Hélas, Macareno et Quesadillo, s'ils n'étaient pas les derniers des nuls à la Pelote, ne brillaient en revanche pas en dessin. Ils étaient d'autant plus nuls qu'ils avaient bu une ou deux coupes sacrées de trop. Entre deux dessins, ils tombèrent d'accord de ne décapiter personne et de déclarer vainqueur celui qui descendrait le plus de coupes sacrées. Le score final s'élevait à 211/212.

3000 ans plus tard, de sombres (et sobres)  imbéciles ont pris leurs graffitis primitifs et sportifs assortis de ces mystérieux chiffres 211212 pour la date d'une prophétique pluie d'astéroïdes ou je ne sais quelle autre allégorie de collision apocalyptique.
 
Résultat, moi qui me fie souvent aux imbéciles, qu'ils soient sobres ou non,  je n'avais rien prévu pour ce dernier blog de l'année. Forcément. Puisqu'on devait tous être morts. Et comme je ne crois pas avoir de lecteur Burgarachois, je n'ai rien préparé du tout. Ce n'est pas la fin du monde, me direz-vous, la fin de l'année tout au plus.
Pour ma part, je trouve que c'est déjà pas mal. J'espère même que la fin de 2012 coïncidera avec  la fin de l'immonde!  Croisons-les doigts!

Allez, entre deux huîtres, je lève une sacrée coupe à votre santé et vous souhaite de belles fêtes - et de belles indigestions - de fin d'année à tous!

PS:  Le clip en LSF de Coming Out avec Bruno Moncelle est enfin en ligne et il est magnifique! Aimez, diffusez, partagez- le sans retenue!

vendredi 7 décembre 2012

40. "Sans le gouvernement, on ne rirait plus en France" Chamfort

Je viens de tomber la dessus dans mon dico des citations, à  Gouvernement.
Je n'ai aucune idée de qui est Chamfort? C'est la honte. Heureusement qu'on ne m'a pas posé la question au Trivial Pursuit, j'aurais pas eu le camembert marron et celui là je l'ai en général. 

Bref, si on parlait un peu politique pour changer?
Oh, ça va! On peut bien rigoler un peu tout de même! D'autant  plus que côté rigolade, ces jours-ci, on est plutôt gâtés! On voit que Noël approche!
On nous répète à longueur de journaux que c'est la criiiiiiiiiiiiise. Mais on oublie de préciser de rire ! Ha! ha! Elle est bonne, non?  La crise de rire!
Bon.
Ca va.
J'ai compris, je remballe.
De toute façon, la politique c'est pas mon truc. Je ne suis pas une chanteuse engagée. Quel que soit le sens qu'on veuille accorder à cette expression d'ailleurs! 
...  
Je vous signale tout de même qu'en d'autres temps, elle aurait fait rire plus d'un bossu, ma crise de rire. Peut-être même que certains bossus en seraient  morts  de ma crise de rire!  Si ça se trouve, j'aurais eu un emploi stable et rémunéré de chroniqueuse à l'Almanach Vermot, en d'autres temps! Alors qu' aujourd'hui, malgré des chansons à textes pénétrants et facétieux, une interprétation qui n'est pas sans évoquer tout à la fois Bertold Brecht et Jacqueline Maillan, et un blog au ton humoristico-désinvolte, je dois me contenter d'un piteux statut d'intermitteuse du spectacle ce qui revient à dire bénévole, ou presque. 
(Ndlr: Cette dernière phrase a été rédigée à l'attention spéciale des chroniqueurs Chanson Française de Libération qui seront un jour réjouis et chargés de rédiger ma bio illustre pour la quatrième de couv', lorsqu'à l'instar des neiges du Kilimandjaro, la gloire me fera un blanc manteau, où je pourrai dormir, dormi, dormir...).

Bref, je suis magnanime. Je vous laisse le plaisir savoureux des commentaires, des mots d'esprits et, il va sans dire, des désaccords voire des disputes politiques tout aussi indigestes que la bûche aux marrons de la Pâtisserie Sanzoeufs, voisine de la Boucherie Sanzot pour les connaisseurs, que ne manquera pas de provoquer le joyeux spectacle de fin d'année que nous offre gracieusement le CE de la Française des Je, je veux bien sûr parler de nos amis UMPitres. Je tiens une de ces formes moi! Si j'appelais Ruquier?


En attendant l'apocalypse, la prochaine bourde de Montebourg, ou le nouveau statut conjugal de Valérie Trierweiler sur Facebook, reconnaissez que la politique c'est plutôt barbant... 


Il y a tellement de sujets infiniment plus intéressants! 

Moi par exemple!
Moi qui suis de retour du Sud Ouest! Moi qui ai donné des concerts (merveilleux vous vous en doutez!) à Cahors, Bach (ça ne s'invente pas!), et Montauban! Moi qui ai fait des rencontres (et des repas!) incroyables, je reviens quand vous voulez! Moi qui ai les musiciens les plus supers du monde! Moi dont le clip de la chanson Coming Out en LSF est enfin fini, si! Malgré moults déboires techniques, il n'est pas parfait, mais il sera bientôt en ligne avec et sans sous-titres. Guettez vos boîtes mails et diffusez parce que l'homophobie, c'est nul! En attendant, un grand bravo, à toute l'équipe bien sûr et surtout bravo, les deux mains en l'air et les deux pieds avec, à Bruno Moncelle et ses menottes magiques, une bien belle voix sans un seul mot, Bruno, des bisous de Bouche Rouge ! Moi, dont le clip de Le Permis devra encore attendre deux mois... Patience, c'est parce que c'est un véritable bijou esthétique et technique que vous réserve Jean-Philippe Bouretz, et par conséquent, un travail de titan, courage copain!  Moi qui fêterait enfin mes 40 ans en fanfare et en musique avec tous ceux que j'aime et qui pourront/voudront bien être là le 11 janvier prochain à partir de 20h, au bar de ma copine Elsa La Joie du Peuple 82 rue Alexandre Dumas, 75020 Paris, même si pour de vrai je suis née le 13 comme ma copine Valérie et ma copine Viviane! Moi qui , folle, inconsciente ou les deux, pars voir les tout derniers concerts des Malpolis, à Toulouse! Moi qui enfin, pars en Israël parce que ça m'a pris d'un seul coup, avant de chercher du travail et d'écrire de nouvelles chansons! En attendant, enfin, de joindre l'utile et l'agréable...  

Alors? J'avais pas raison? La politique, c'est rasoir. Ça me rappelle une de mes Brèves de comptoir favorite: "Moi, je vais voter écolo, parce que j’aime bien les légumes!"

Tiens, ça pourrait faire un chouette refrain... Je le note... 

A tout vite les copains!

jeudi 22 novembre 2012

39. Justes noces...

Quelle ironie!
Alors que j'entame le 39ème billet de ce blog toujours plus spirituel, je réalise, curieuse coïncidence, que tels les feuilles jaunies des robiniers majestueux de l'avenue Gambetta balayées par le vent d'automne, mes 39 ans achèvent imperceptiblement leur valse folle... Dites, si ce blog est toujours plus spirituel vous noterez qu'il est également toujours plus poétique et même, toujours plus instructif! Des robiniers, m'sieurs, 'dames! Hein? Avouez qu'elles vous épatent un brin de cerfeuil  mes connaissances arboricoles! Tenez, j'en profite pour porter à la votre, de connaissance, que les robiniers sont également appelés sophoras. Et toc! Comme quoi, si certains chauffeurs de taxi affectionnent les balourdises de Rires & Chansons tandis que d'autres s'émeuvent aux gauloiseries des Grosses Têtes, d'autres encore,  plus rares certes,  semblent être un peu moins cons que leurs confrères voire bucoliques!
 
Mais je m'égare de l'Est (si vous avez un itinéraire préféré, indiquez le au chauffeur).
 
Revenons donc à notre équation de départ. Nous avions, je vous le rappelle, 39 blogs d'une part, 39 ans de l'autre. Ou l'inverse si vous préférez, je ne suis pas contrariante.  
Bon.
Et alors?
C'est vrai, au fond, quel rapport? J'ai beau me presser le pamplemousse, je n'en vois aucun. C'est bien dommage! Moi qui pensais tenir mon sujet avec une pareille entrée en matière... C'est malin! Maintenant il va falloir broder... Bien. Faisons comme si de rien n'était... Il se peut d'ailleurs qu'à ce stade de la lecture, personne n'ait encore remarqué mon désarroi rédactionnel?
 
Je disais donc, 39 ans...  Bientôt 40... Il n'y a pas là de quoi faire un roman... Une chanson tout au plus? Blague à part. 39... 40... Si vous voulez mon avis, c'est bonnet banc, blanc bonnet... Quoique? A 39 ans, je me suis rencardée, on fête les Noces de crêpe, et à 40 les Noces d'émeraude. Il y a une nuance. Et de taille. 1 carat tout au moins. A choisir, je préfère les émeraudes!  C'est tout de même nettement plus esthétique que des galettes sarrasines, qu'elles soient montées en bague ou en boucles d'oreilles! De toute façon, la question ne se pose pas vu que ces temps-ci, je ne suis pas exactement à la noce voyez-vous. Au propre comme au figuré. J'ai bien assisté à celle de ma cousine le weekend dernier, plutôt réussie d'ailleurs, mais ce n'est pas la même chose. Enfin vous me comprenez. De toute façon, papier, émeraude, enclume ou cotillon, la joaillerie ce n'est pas vraiment mon truc... Par contre, les crêpes au sucre...
 
Mon Dieu, vous avez remarqué? Ce billet fourmille de petites informations intimes! Certes, pour ceux qui connaissent  mes chansons, ce ne sont pas des infos de la toute première fraîcheur! Quoique, je l'ai déjà dit, je le répète, je le martèle: mes chansons ne sont pas autobiographiques, heureusement! Enfin pas toutes.
Tenez, par exemple,  En quarantaine ! Je n'ai pas écrit cette chanson agitée d'une crise d'angoisse existentielle alors qu'il me faudra bientôt ajouter une bougies, poser le pire, retenir le meilleur, pour obtenir quatre dizaines pleines et rebondies. Non, bizarrement, je crois  pouvoir dire que je m'en tamponne un peu. A vrai dire, je n'ai jamais été fâchée avec les mathématiques. En réalité, je l'ai écrite pour ma copine Valérie qui méritait bien que je lui consacre une chanson! Quadragénaire resplendissante, rigolote et généreuse, sexy en diable, actuellement crêpière de son état et qui a un penchant prononcé pour la bijouterie en général et les émeraudes en particulier! Comme quoi, des galettes aux pierre précieuses, finalement, il n'y a qu'un pas!

Tout ça pour vous dire que 39 messages ça n'est pas rien! En quelque sorte, c'est un peu comme si  nous fêtions nos  Noces de crêpes à nous! Alors trinquons, voulez-vous? Très chers lecteurs, très chers amis, curieux, habitués et/ou anonymes, je lève mon bol de cidre à votre santé! Merci pour vos plus de7000 visites (franchement, 7000??? Je n'en reviens toujours pas!), et puis surtout, merci de votre fidélité! On a beau dire, ça n'est pas rien dans un couple!

Pourvu que ça dure!

jeudi 8 novembre 2012

La nouvelle affiche de Stef!

Mesdames et Messieurs, avec la complicité de l'Artiste Pitre ...

La VOILA!


 

Avec la complicité de l'Artiste Pitre 


lundi 5 novembre 2012

38. Cor(d)espondance

Coucou Alain!
Eh oui, aujourd'hui ça m'a pris d'un seul coup. Comme une envie de Coca Zéro bien frais après que je me sois tapé la rue de Bagnolet à vélo (parce que même avec mon vélo électrique, la rue de Bagnolet, faut se la coltiner tu sais!). Bref, aujourd'hui,  j'avais envie de t'écrire et comme je ne savais pas trop comment m'y prendre, je me suis dis que ce blog ferait aussi bien l'affaire. C'est moins rigolo que nos échanges de cartes postales douteuses mais bon... J'espère au moins que tu as souscrit un abonnement Internet là-haut. C'est que tu me manques un brin tu sais...
Avant toute chose, je te signale que tu es parti sans me donner les réponses des contrepèteries que tu m'avais envoyées! J'ai bien résolu J'ai un chalet à Biote, mais pour les autres, je sèche encore... Tu es tordu tu sais! Au fait, Monsieur et Madame LACOUVERTUREMEGRATTE, ont une fille? Alors? Tu donnes ta langue au chat? C'est Sandra!
Tu sais, j'ai pensé à toi la semaine dernière, au concert de Manu Lods, tu aurais adoré, c'est certain! Peut-être même que tu connaissais d'ailleurs... C'est probable en fait. Bref, c'était super! Tu aurais aussi sûrement bien rigolé au concert de mon pote Adonis, il est complètement dingue! J'ai participé a son titre Boycottons l'apocalypse, c'était surréaliste! Mais très marrant! Quel genre? Le genre qui t'aurait fait rigoler!
Enfin, ce n'est pas pour ça que je t'écris. Non, pas du tout. Tu es assis?
Alors Tonton... Figure-toi que... JE  L'AI FAIT! Si! J'ai tenu ma promesse! Hein? Ça te la baille belle! Pour tout te dire, moi aussi! Ha! ha!
Et pourtant, c'est vrai! Cela va bientôt faire six mois que je massacre allègrement les cordes de ma guitare. Enfin, ma guitare... La tienne pour être exacte. Tu sais bien? Ta Rudy Larna. Bien sûr, j'ai du lui donner un petit coup de jeune: nouvelles cordes, nouveau cordier (en passant, merci pour tes petits trous faits maison!) mais c'est bien ta guitare. Sûrement que cette petite touche sentimentale  me motive encore davantage... Que veux-tu, à l'instar de la foule je suis sentimentale, on ne se refait pas! Mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas rancunière, ta dinde. Tu te souviens? C'est toi qui m'a appris que plumer la dinde ça veut dire jouer de la guitare! Bref, ta bestiole, la pauvre je crois bien que tu lui manques aussi. J'ai beau la bichonner ta volaille, impossible de la faire chanter comme toi! Bon, tu me diras tu l'as plumée 35 ans, et moi, six mois. Ça n'est pas bien long, je te le concède. Mais enfin, tout de même! C'est laborieux, une heure chaque jour et j'ai l'impression que je n'avance pas! Klang! Klang! Certains ont la guitare qui les démange, pour ma part, j'ai parfois l'impression que la guitare me dit merde!
Mais bon, quand même, je m'acharne, je m'obstine, je m'entête! Tu me connais! Elle est dure cette gosse!
Et puis, pour être sûre de ne pas faire trop de conneries, j'ai quand même un prof! Le malheureux, il a fallu que ça tombe sur lui! Il est pourtant plus positif que moi, dis-donc. Il s'enthousiasmerait presque quand j'assassine Police! Parce que oui Tonton, je 'joue' du Police... Quitte à saccager de la musique, autant qu'elle soit bonne! Quel est l'intérêt de détruire Florent Pagny? Florent ne fait pas de la musique, il vous invite au massacre! Du coup, je m'en tiens aux valeurs sûres: Brassens, Renaud, les Rolling Stones... Du moins ce sont les noms qui figurent sur mes grilles parce que aux oreilles, ça ressemble plutôt... à pas grand chose! Disons que c'est conceptuel! Il arrive que, pleine d'audace, je me prenne même à chanter... Eh! Puisque que personne n'écoute!
Quelquefois, je me dis que tu m'entends peut-être. Alors je revois ton sourire sous les lunettes, j'entends ta voix qui fredonne titam, tiladidam...  Et ça me donne envie de m'accrocher. Un peu.
Au fait, Tonton? Monsieur et Madame TARAINASE ont une fille?
C'est Maggie! Elle est bonne, non?

mercredi 17 octobre 2012

37. Chansonnique anonyme...

Parlons un peu chanson, voulez-vous? 
C'est que j'aime ça moi, les chansons. Les chansons
Même le mot est joli, vous ne trouvez pas? Rapprochez les lèvres, arrondissez la bouche et, tout doucement, prononcez chan...son... Vous avez remarqué? C'est comme donner un baiser. Étrange où va parfois se cacher la volupté...
Certains sont boulimiques, d'autres alcooliques, je crois que je suis... chansonnique?

Bonjour, je m'appelle Stef! et je suis chansonnique. 
(Bonjour Steeeeef!)
J'écoute des chansons tous les jours. Et toutes les nuits. A n'importe quelle heure.  
J'écoute des chansons même dans mes rêves.
J'écoute des chansons partout: à la cuisine, à la plage, à vélo, au bistro.
J'écoute des chansons en pyjama, en maillot de bain, en talons aiguilles, en col roulé. 
J'écoute des chansons toute seule, en famille, entre amis.  
Je ne peux pas m'en passer. 
Je ne veux pas m'en passer. 

C'est que moi, j'aime bien les mots. Je veux dire tous les mots: les petits, les gros, les mots jolis, les mots infâmes, les mots simples ou sophistiqués, quotidiens ou inventés, les mots détournés, alambiqués, torturés, révoltés. Les mots d'humour et puis... les mots d'amour, bien sûr.
"Le dictionnaire est une machine à rêver."
C'est beau, hein? J'adore cette phrase! Bon, ce n'est pas de moi, c'est de Roland Barthes. Encore un qui a oublié d'être teubé, comme diraient nos amis du Lycée Jacques Prévert de la Courneuve.

Aussi, moi, j'aime bien la musique. Bon, là, j'avoue, je suis plus sélective. Pas toutes les musiques. Quoi? Ce n'est pas pour dire du mal, mais avouez que le heavy metal à texte est un genre somme toute assez peu développé. Remarquez que le zouk love, dans le genre poisseux, ça n'est guère mieux pour cultiver la poésie. Pas plus que la tyrolienne afghane, que la rumba gothique ou que tout autre nouveau genre musical que les médias, de TF1 à France Inter, tentent inlassablement de faire passer pour la nouvelle chanson française.  Beurk!

Non, moi ce que j'aime ce sont ces petites mélodies sans prétention et  ça ne veut pas dire sans qualité musicale, au contraire! Ces musiques qui vous accompagnent tout au long d'une vie... Selon les humeurs ou bien la météo... Celles qui racontent ce que les mots ne disent pas et celles, aussi, qui prennent le relais quand les mots n'existent pas... Celles qui vous emmènent en voyage... Celles qui vous laissent l'esprit vagabond... Celles qui vous rappellent quelqu'un... Celles qu'on connaît par cœur et puis celles que l'on entend pour la première fois... Celles qui font pleurer... Celles qui vous chavirent... Celles qu'on massacre joyeusement quand on bu a un verre de trop... Celles qui réchauffent en plein hiver...

Parfois, ces mots-là rencontrent ces mélodies là... Et c'est bon!
De Brassens à Nougaro, de Juliette à Eric Toulis, en passant par Perret, Karpatt, Jonasz, les Malpolis, Bacchus,  Sanseverino et tant d'autres, chaque jour, ils ensoleillent mon Ipod.

J'aime ça, moi, les chansons...

A part ça? Je suis en concert mercredi prochain... Qu'on se le dise!
Infos et réservations, par ici! Stef! sur Billetreduc


jeudi 27 septembre 2012

36. Rimes riches...

Loose...  Flouze...  Blues...  Bouse... Picouse... Jalouse... Tarlouse...  
En y repensant, j'aurais peut-être dû me méfier le 31 décembre dernier avant de siffler ma coupe de mousseux tiédasse : une année qui rime en [uz] ne pouvait pas être un bon cru. Le mousseux non plus, maintenant que j'y songe...

Non seulement les rimes en [uz] ne sont pas nombreuses mais en plus, elles ne sont pas  jolies jolies! Binouze? Barbouze? Partouze? Ventouse? Avouez que tout ça n'invite pas franchement au délire poétique! A part peut-être, Patrick Sébastien? Toute règle a son exception je suppose. Mais pour ma part, ces rimes qui se prétendent riches, mériteraient qu'on les vire du Robert pour tromperie et abus... de langage!
Bref, j'aurais bien dû me douter que 2012 tiendrait plus de la picrate rance que du Vosne Romanée. J'aurais aussi dû recracher ce mousseux infect. 

D'un autre côté, à tout saigneur tout honneur (jeu de mots).
Il faut savoir être beau joueur.
Je suis donc bien forcée de l'admettre, 2012 est une année pourrie, certes, mais qui a la noblesse de tenir ses promesses. En effet, si je me réfère à la séduisante liste, hélas non exhaustive, mentionnée en début d'article, je comptabilise à ce jour un total de 4/7 soit un taux de réussite global de 57,14% ou encore un honorable 11,5/20.
Pas mal, non? Un résultat moyen mais méritant, qui appelle les encouragements. Et puis je peux toujours m'améliorer: l'année n'est pas encore finie! En tout cas, c'est un résultat  qu'aucun de mes professeurs d'histoire géographie n'a jamais pu obtenir de ma part! J'imagine déjà les appréciations scolaires :  
Belle progression de Stef! vers le bas tout au long de l'année. On ne peut que l'encourager à continuer dans cette voie.

Bon on rigole, on s'amuse, mais franchement c'est pas la joie. En tout cas pas pour moi. Eh oui. Ça arrive paraît-il. Alors pourquoi pas à Stef! ? Voilà, c'est dit. A défaut d'une semaine en thalasso, je m'offre actuellement le luxe d'une franche baisse de moral. Et pour tout vous dire, c'est pas chouette.
Dans ces cas là, on se lamente un peu, on pleure beaucoup, on ressasse à la folie, et au final, on ne rigole pas du tout. Ou presque. Le rire est, dit-on, l'élégance du désespoir. Si ce n'est  pas une vérité absolue, ce n'est pas absolument faux...
Déprimé, on préfère le confort rassurant de son petit chez soi aux nombreuses invitations des proches inquiets et bienveillants, on se dit qu'on est bien seul dans ce monde hostile et à l'instar de Calimero, on se répète que c'est vraiment pas juste. On se demande aussi de quoi sera fait demain? Et un peu effrayé par cette terrible énigme, on se dit que dans le doute, on aimerait mieux resté couché... Les amis fidèles sont là, comme toujours. Ils écoutent, ils consolent, ils prodiguent généreusement leurs réserves inépuisables de petits soins, de gestes et de mots tendres qu'on absorbe avidement et un moment, on se sent un peu mieux... 
On se dit bien que ça ne peut pas durer... que ça va bien finir par s'arranger... On espère un signe... Et alors qu'on croyait apercevoir le bout du tunnel, le train suivant vous passe dessus, sans prévenir... C'est nul. Et en plus, ça fait mal.

Il est temps de finir cette joyeuse chronique, qui j'en suis sûre vous aura requinqué en ce début d'automne parisien où la pluie ajoute encore au charme et à l’humeur maussade de 2012 que je déclare officiellement Année de la Loose. Et d'ailleurs... D'un seul coup... Je me demande... Qu'est-ce qui rime avec 13?

mardi 28 août 2012

35. Bien rentrés?

Eh bien, ça y est, cette fois c'est fini... 
Fini? Comment ça fini? Quoi donc fini, vous demandez-vous paniqués par cette mystérieuse entrée en matière? Eh oui, c'est qu'à force de vous écrire, je vous connais un peu vous savez... Mais alors? A quelle nébuleuse agonie fais-je donc allusion ci-dessus?
Les vacances? La vague de chaleur? La saison douce des abricots juteux gorgés de sucre et de soleil? Le temps où, naïf, on les croyait encore ces douces promesses estivales, sentimentales, électorales ou autres... Eh bien oui, tout ça, c'est comme Capri, c'est fini.

Inutile de zieuter l'écran de votre ordinateur avec ce regard abruti de Charolaise qui regarde passer le Paris-Roanne de 14h19, vous avez parfaitement compris. Même, vous étiez prévenus. 
Vous le saviez très bien quand vous avez décidé que cette année, vous iriez camper dans le Gers avec les Boudoni parce qu'il paraît que c'est très joli le Gers, que le camping c'est une façon très saine d'approcher la nature, et qu'ils sont très rigolos les Boudoni, oui, oui, vous le saviez très bien qu'un beau jour, il vous faudrait 2h pour replier cette fichue tente 2 secondes Quechua et reprendre la route de la maison loin, très loin de ces cons de Boudoni. 

Allez, pas d'hypocrisie entre nous... Vous savez bien qu'on peut tout se dire! Vous l'avez approchée comment, au juste, la nature au Camping de la Garbure entre les sanitaires et la corde à linge des Hollandais de l'emplacement mitoyen? Sans compter les Boudoni qui ne vous ont pas laissés tranquilles une heure pour explorer la région, préférant vous traîner à l'Aqualand, à l'Accrobranche, ou encore à l'Accapulco Club et dont l'humour s'est avéré assez relatif au final...

Alors OUI c'est la rentrée. Et, vues les 'vacances' que vous venez de passer, est-ce qu'on ne peut pas même se permettre d'ajouter 'tant mieux'? Et puis, c'est la rentrée, pas tout de suite, tout de suite non plus, inutile de s'affoler. Vous pouvez encore profiter de quelques heures au ralenti, pieds nus sur la moquette, un verre de rosé bien frais pas loin (ramené du Gers, parce qu'on ne peut tout de même pas en garder que des mauvais souvenirs), le journal du jour à portée de main et puis Django Reinhardt tout bas sur la platine, pour colorer le fond musical...

Et bien sûr, vous pouvez reprendre la lecture de mon blog si distrayant et si spirituel puisque de mon côté, je me remets à l'écrire, rien que pour vous...
Doucement... Tranquillement... Homéopathiquement... 
Vu que moi je suis encore dans la Drôme où après deux mois, je les prends enfin, mes quelques jours de vacances...

Alors belle rentrée, et à bientôt avec d'autres nouvelles plus artistiques et plus musicales de Stef! 

samedi 28 juillet 2012

34. Carte postale

On a beau dire, les vacances, ça a du bon : on change d'air, on se ressource, on fait des découvertes, des rencontres... En plus, quand on revient, on a plein de chouettes souvenirs et je ne parle pas ici de l'affreux Tshirt I love Nouillorc dégotté au bar tabac local pour Tonton Norbert mais des fous rires, des interminables parties de pétanque sous les platanes et autres couchers de soleil. On revient aussi avec plein de nouveaux sujets de conversation dans la valise avec lesquels on pourra briller en société! C'est merveilleux!  On a bien quelques kilos en trop, et plus un sou dans le crapaud, mais qu'importe!

Tenez, moi qui vous parle par exemple, je reviens d'Irlande.
J'en profite pour faire une petite parenthèse. Vous savez que ça m'aurait fait plaisir qu'on parle de vous pour changer? Parce qu'on ne peut pas dire que vous soyez très causant. Très franchement, je trouve que ce n'est pas évident d'avoir une conversation avec vous. Inutile de protester! Avouez que vous n'y mettez pas vraiment du vôtre! D'ailleurs, puisqu'on en parle, je trouve que vous ne vous investissez pas vraiment dans notre relation. Je ne sens pas de véritable échange entre nous. D'un autre côté, je peux comprendre, ma vie est tellement passionnante, mais tout de même... Vous pourriez faire un effort! 

Mais revenons à nos moutons. 
Dites, vous avez compris le jeu de mots? Nos moutons? Non, c'est parce que je reviens d'Irlande... Et en Irlande... des moutons... il y en a tout plein! 
Ha! Ha! Vous noterez que je n'ai rien perdu de ma légendaire faconde! Je suis en pleine forme moi! C'est la Guinness ça.
C'est qu'en Irlande, on ne joue pas trop à la pétanque voyez-vous. C'est peut-être parce qu'il n'y a pas de platanes? Par contre, vous trouverez des moutons partout, des cailloux, des choux, quelques hiboux et aussi un ou deux chevaux ici et là, mais ce que vous trouverez surtout, c'est de la Guinness à tous les coins de pubs!
Pour moi qui ne verse habituellement pas trop dans la cervoise ou autre cercueil, vu que, je (me) cite:   
Ah! Ah!  Je m'sens pas bien
Ah! Ah! L'alcool ça craint
 
in Cuite
Pour moi, disais-je, ce stage intensif de brune n'était pas gagné d'avance. Du coup, je ne suis pas peu fière de dire que je me suis montrée à la hauteur! J'ai peut-être un peu flanché devant la tourte à la Guinness, mais qui n'a pas ses petites faiblesses? Et puis à quoi bon le nier, c'est franchement dégueulasse!
Je prie d'ailleurs mes nouveaux amis irlandais de bien vouloir m'excuser mais pour ce qui est de la bouffe, l'Irlande c'est pas Lucullus! D'un autre côté, il faut bien reconnaître qu'avec une ou deux Guinness les pommes de terre au pain ou les pizzas aux frites ça ne se digère pas si mal après tout!

Je tiens également, une fois n'est pas coutume, à rendre justice à Michel Sardou (si, si!) parce que Les lacs du Connemara, finalement c'est pas si nul! J'ai d'ailleurs claironné comme il faut cet hymne alors que je foulais la terre brûlée au vent des landes de pierres. Cette œuvre me semble en effet décrire fidèlement le paysage et l'ambiance desdits lacs. Pour ce qui est du texte tout du moins. Côté musique par contre, je conseillerais à Michel de prendre quelques leçons en général et  avec les autochtones en particulier...

Les amis, je pourrais vous parler encore longtemps de ce beau pays avec lequel je suis littéralement tombée en amour. De ces merveilleux amis que je m'y suis fait et qui me manquent déjà, de leur humour, de leur générosité... Je pourrais bien sûr vous abreuver d'anecdotes et d'historiettes savoureuses. Mais non. Aucun discours ne pourrait vous décrire ce merveilleux voyage. Quelques photos à la limite... Mais je connais trop le calvaire des soirées diapos pour vous l'infliger! Je note au passage sur mon carnet que c'est peut-être une bonne idée de sujet pour une future chanson. Vos témoignages sont les bienvenus!

Je vous invite simplement, si un jour l'occasion se présentait à vous, à sauter dans le premier avion en partance pour l'Irlande, je suis sûre que comme moi, vous reviendrez conquis, malgré le gris, malgré la pluie...

Après tout, peut-être bien qu'en Irlande, le soleil boit des coups au fond des pubs...



jeudi 28 juin 2012

33. Summertime, and the living is easy...

Chers amis, figurez-vous que c'est l'été! Du moins c'est ce que prétendent les journaux féminins, mais peut-on vraiment se fier à ce type de presse, je vous le demande, Fernande? Vous me direz, sur les ondes, Joël Collado, persiste lui aussi à affirmer que l'été est bien arrivé et ce, bien que la météo semble démentir incontestablement cette information! Alors si on ne peut pas  faire confiance à la radio non plus, je pose la question : où va-t-on, Raymond?

Et pourtant, c'est bien l'été.
Revoici donc venu le temps joli des festivals et l'occasion de prendre la route pour découvrir autant de jolies communes (et de spécialités gastronomiques, ça va de soi!).

Petit tour d'horizon. 
A Laroquebrou, déhanchez-vous gaiement au Festival International de Boogie Woogie! Envie de Mojito et de salsa? C'est à Vic Fezensac qu'il faut aller! Au festival Tempo Latino, LE festival de salsa (génial, certes, mais épuisant! Mesdames, si comme moi vous aimez trémousser votre adorable popotin, suivez-mon conseil, oubliez donc de faire les belles et de risquer une entorse, renoncez donc au talons hauts!). A Courzieu, alliez la culture et l'agréable: chansons, théâtre, et fromage au chouette Festival des Fromages de Chèvres de Christian Paccoud (faites-moi confiance, y'a que des copains sur scène!). Si vous tenez absolument à passer par Avignon, bon courage les amis! Commencez par éviter soigneusement les très prometteurs Ma voisine ne suce pas que de la glace ou Faites l'amour avec un Belge et aux 1300 spectacles annoncés dans les remparts, préférez la jolie programmation de Villeneuve en scène! C'est juste en face, il fait plus frais, il y a de la place aux terrasses des cafés, c'est plus intime, et beaucoup plus calme! Profitez-en pour visiter, c'est ravissant! Et puisque vous êtes dans le coin, ne manquez pas de passer par Barjac pour (re)découvrir Chansons de paroles ou par l'Ardèche avec son Festival de la Pleine lune, sans oublier le théâtre de plein air avec les Fêtes Nocturnes de Grignan du côté de chez cette bonne vieille marquise, j'ai nommé Madame de Sévigné.

Et puis encore tous ces petits festoches inattendus que vous découvrirez par hasard sur le chemin de vacances! Prenez-le temps de faire un tour!

Pourtant, cette année, vous aurez beau chercher, vous ne verrez annoncée Stef! nulle part: ni du côté de Bessines-sur-Gartempes ni de celui de Naujac-sur-Mer.
C'est désolant, je vous l'accorde mais il est inutile de vous répandre comme vous le faites en sanglots incompressibles, reprenez-vous que diable! Un peu de dignité! Comme vous, je suis un peu triste, forcément, mais au moins je sais me tenir!
Et puis que chacun se rassure: ce n'est que partie remise. Disons sobrement que, telle le soleil, j'aime à me faire désirer cette année et on appréciera au passage la beauté et la modestie de cette métaphore astrale... 
Notez que le bon côté, c'est que ça va me laisser du temps.
Du beau de préférence.
Quoique j'ai l'impression que, côté météo, il ne faudra pas faire trop la difficile cette année, n'en déplaise à ce bon vieux Jojo Collado...  Mais mieux vaut prévoir un maillot de bain tout de même, on ne sait jamais!
Eh! C'est bien beau d'avoir du beau temps, encore faut-il savoir quoi en faire!!! Je ne peux tout de même pas passer l'été simplement à me prélasser au bord de la piscine, en sirotant des cocktails coco-rhum-pastèque et attendre l'heure de l'apéro? Quoique?

Non, non et non! Un peu de discipline! Dis donc Stef! tu t'imagines que tu vas te la couler douce? Laisse moi-te dire une chose, puisque cette année tu ne pousses tes chansonnettes ni en Champagne, ni en Auvergne, ni en Lozère, il ne te reste plus qu'à sortir papier, crayons (et gomme!) pour pondre de nouveaux opus! Allez hop! Au boulot!
Qu'est-ce que tu crois? C'est l'été : pas les vacances!!!

mercredi 6 juin 2012

32. Lasciatemi cantare!

Les amis, posons-nous un peu voulez-vous? C'est que ça fait un petit moment que nous n'avons pas bavardé vous et moi. D'ailleurs c'est l'heure de l'apéro! Sortons antipasti et petit blanc (sans vouloir faire de réclame, le Moscato d'Asti pas dégueu de chez Nicolas, par exemple), installons-nous confortablement et causons un peu pendant que les melanzane alla parmiggiana dorent doucement dans le four que vous aurez préchauffé à 180° (TH. 6) . Oui l'été approche et je traverse une phase italienne, d'ailleurs, une petite minute, je lance immédiatement le CD de Richard Cocciante!

Aaaaaaaah... On n'est pas bien? 

Alors, dites-moi, comment ça va? Le travail? I bambini? Vous partez en vacances? Comment ça? Ah bon? Bien sûr, bien sûr, je comprends... Avec la crise... Remarquez, c'est très surfait l'Ile Maurice vous savez et puis il y a la mer aussi à Dieppe... Reprenez donc un crostini.

De toute façon, si je vous posais la question, c'était surtout pour pouvoir vous parler de moi ensuite alors pour mettre tout le monde à l'aise, je vous propose d'en rester là pour ce qui vous concerne et d'enchaîner directement sur moi! 

Il semble en effet que beaucoup d'entre vous se demandent ce que je deviens, ou plutôt ce que devient Stef! et ses Chansons à voir? Vraiment, ça vous intéresse? Eh bien puisque vous me le demandez..   

Pour commencer la série de six mois de concerts aux Blancs Manteaux s'est formidablement terminée! Merci à tous ceux qui sont venus si nombreuuuuuuux! J'espère que les autres pourront venir découvrir le spectacle ailleurs très bientôt! En tout cas, ça fait du bien au moral! Du coup, forcément, j'étais un peu triste que tout s'arrête, mais comme disait Pavarotti devant le dernier épisode de Colombo, le migliori cose hanno una fine... 
Il s'agit maintenant de préparer la suite! Comment? C'est une question délicate, je vous remercie de l'avoir soulevée et, contrairement à de nombreux politiques, j'admets humblement que je ne suis pas en mesure de vous répondre vu que je ne suis pas très sure de mon coup! 

Comme toujours, nous sommes perpétuellement à la recherche de lieux pour accueillir le spectacle à Paris, en province, et dans toute autre galaxie! Le public, curieux, est venu, mais bien sûr pas les programmateurs. Stef! n'a donc toujours pas d'agent, de tourneur ou autre mammifère apparenté, et doit se débrouiller toute seule. Hélas je ne suis pas très douée quand il s'agit de démarcher ou de vendre le spectacle moi-même. Je préfère de loin le jouer! Vous avez des pistes? Bien sûr que ça m'intéresse! Oui, oui, vous pouvez me les envoyer à ilsuffiraitde@gmail.com, je les contacte de votre part? C'est adorable, merci! D'ailleurs, si vous connaissez quelqu'un susceptible de vouloir s'investir dans la diffusion du spectacle, vous pouvez aussi me l'adresser! Je vous demande une petite seconde, le temps de surveiller les aubergines...

Me revoilà... je vous disais donc, si les concerts sont en pause, je peux vous dire que je ne chôme pas pour autant! Enfin, je ne chôme pas, c'est une façon de parler, parce que si justement, je chôme: la société de production qui m'employait vient de déposer le bilan... En plus d'intermitteuse du spectacle, me voici officiellement sans emploi!  Je confesse que c'est un peu angoissant, mais voyons le bon côté des choses, ça me laissera du temps pour mes chansons! Je pourrais peut-être même passer vous voir à Dieppe cet été, qu'en dites-vous?
Je vous ressers un petit verre? Vous voyez, je vous l'avais dit, ce vin italien est délicieux!  Attention, n'abusez pas tout de même! 
Où en étais-je? Ah oui! Les chansons. J'ai écrit de nouveaux textes! Et François, mon adorable pianiste, les a déjà mis en musique, j'ai hâte de les tester sur scène!
Les deux autres graaaaaaaandes nouvelles ce sont les clips qui arrivent! Le permis  et  Coming out
Le premier, savant mélange de Stopmotion et de Rotoscopie (voir Wikipedia, pour les plus curieux d'entre vous!) est réalisé par Jean Philippe Bouretz. 


Le second, est réalisé par Olivier Lallemant et intégralement interprété en Langue des Signes Française par Bruno Moncelle. 


Deux projets très différents et qui promettent de belles images! Les tournages sont maintenant finis, et les post productions et autres montages sont en cours. Ils seront probablement finis au cours de l'été, mais je vous réserve la surprise pour la rentrée! Il faudra être patients!
Ce sera d'ailleurs une bonne occasion de faire un (des?) concert(s) exceptionnel(s) avec projection des clips! J'espère que vous serez libres pour ce qui promet d'être une belle fête, sinon rassurez-vous, vous pourrez aussi les voir et les partager sur Internet! 

Pour finir,  vu le succès - flatteur! - de Ode à mon cul, la chanson sera disponible en téléchargement dès que nous aurons fini de l'enregistrer en studio, c'est à dire au plus vite! 

Bref, comme vous le voyez, il s'en passe des choses du côté de chez Stef!
Il faut que je vous laisse, les aubergines embaument, elles sont prêtes!

Ciao tutti et à bientôt, sur scène et en musique! 

dimanche 13 mai 2012

31. Complètement débloguée!

Tenez-vous un blog? Et si oui, êtes-vous comme moi? 
Que tout le monde se rassure, ce n'est pas pour un sondage vu que personnellement, j'en ai soupé ces dernières semaines, des sondages!
Non, je m'explique. 
J'adore écrire. Enfin pour être exact, plus j'écris -chansons, blog, dossiers divers et même lettres administratives!- plus je découvre à quel point j'aime écrire. C'est fou, non? D'ailleurs une fois lancée, il m'est souvent difficile de mettre un point final à mes rédactions (j'imagine que vous l'aviez remarqué!). 
Résultat, mes chansons durent de 4 à 6 minutes et ne sont pas, selon certains 'professionnels' que nous désignerons ici par Gros Nuls Productions, 
[...] conformes aux formats actuels de diffusion et de fait, pas adaptées au public d'aujourd'hui. Nous vous remercions toutefois de nous avoir contactés et vous souhaitons bonne chance pour la suite.
Avec nos meilleurs blablabla...
Pardon, je me suis trompée: SUPER Gros Nuls Productions!
Excusez-moi, mais ce genre de courrier, ça me révolte. Faut être honnête, ça me décourage aussi un brin (de muguet, c'est de saison!). D'autant plus que en tant que membre du public d'aujourd'hui, je dois dire que je me réjouis que Hendrix, les Pink Floyd, Ferré ou Barbara n'aient pas eu affaire à ces bougres d’extrait de crétins des Alpes de 'professionnels' comme aurait dit le Capitaine Haddock!!! Pas adaptées au public... On rêve!!! Autant le traiter directement de con, le public! Mais je m'égare de l'Est comme aurait dit Bobby Lapointe.
J'évoquais je vous le rappelle, mes difficultés à comprimer mes pulsions scribouillardes.
Pour preuve, ce merveilleux blog qui vous tient si bien en haleine: tout pareil que pour les chansons! Une fois que je pianote, virtuose, les touches AZERTYUIOP de mon clavier impossible de m'arrêter! Je me raisonne pourtant: Stef! n'abuse pas de la curiosité patiente de tes lecteurs, ne publie pas des messages sans fin!  D'autant que, il faut bien l'admettre, mes sujets ne sont pas toujours palpitants! Ceci  dit, c'est pas pour critiquer, mais y en a tout un tas des romans francophones de 400 pages sur des sujets pas palpitants dans les librairies. Pas toujours très digestes si vous voulez mon avis. Pas toujours très bon marché non plus. Mais bon... Ce sont peut-être des livres 'adaptés aux lecteurs d'aujourd'hui'? Allez savoir? Ça fait réfléchir... Si ça se trouve, y a tout un tas de Vian, de Giono ou de Maupassant qui envoient des manuscrits supers aux Editions Galimatias qui leur envoient leurs meilleurs blablablas.
Tout ça pour dire que j'aime bien écrire. Sauf que je ne sais jamais trop de quoi je vais parler. Ni d'ailleurs comment commencer. Et je me demandais si pour vous, c'était pareil?
D'abord, je me dis: aujourd'hui Stef!, faut que tu blogues! T'as pas (encore) des milliers de lecteurs,  il s'agirait déjà de garder ceux que tu as! Ensuite, je me fais un bref inventaire et j'élimine au fur et à mesure la météo (trop humide), les élections (ras le bol), la réforme du permis de conduire (en France on roule à droite!) ou encore la meilleure façon de cuisiner les paupiettes (je n'en connais qu'une).
Au final, qu'est-ce qu'il me reste? Moi. Stef!, chanteuse, souvent joyeuse, parfois courageuse, avec ma petite vie de tous les jours, qui ressemble un peu à celle de tout le monde...
Bon.
Ben c'est un bon début ça... non?

PS: Faites-moi penser à vous raconter un truc: je me suis mise à la guitare! C'est dingue!

mardi 17 avril 2012

30. Panne d'aisance....

Ça devait bien finir par arriver un jour... Mais quand même on a beau le savoir, s'y attendre même, ça surprend toujours et puis surtout, ça énerve! 
La panne. 
Si encore, ce n'était qu'une simple panne de voiture... Bon. Je n'ai pas de voiture, mais il n'empêche, ça pourrait m'arriver quand même! Et là, permettez moi de vous dire que je saurais quoi faire!
Pour commencer, je me mettrais en colère et je ferais ça comme il faut: je proférerais tout d'abord rageusement toutes les injures que je connais, au besoin, j'en inventerais quelques-unes. En français d'abord, puis en anglais et pour finir, en espagnol! Il me semble important de conserver un certain panache, même dans l'adversité. 
Ensuite, vaguement calmée, un peu nouille, je tournerais à nouveau 7 ou 8 fois la clé de contact sans comprendre pourquoi l'auto ne se remet pas miraculeusement en marche par la simple force de ma volonté? Gourde, je finirais probablement par sortir de l'habitacle pour vérifier qu'aucun pneu n'est crevé, sans noter l'absurdité d'un tel comportement vu que si la voiture ne démarre pas, c'est vraisemblablement DANS la voiture qu'il y a un problème!!!
Une fois que j'aurais constaté que dehors tout va bien, que la pluie, imitant la nuit, se serait mise à tomber, que contrairement aux pneus, la batterie de mon portable, elle, est bel et bien à plat, bref que je suis seule et abandonnée sur ce périphérique hostile et qu'il est absolument hors de question que je marche 1km (dans quel sens d'abord?) avec ces fichus talons pour rejoindre la borne d'urgence la plus proche, alors seulement, je sortirais ma dernière arme, terrible, fatale, imparable...
Sur la bande d'arrêt d'urgence, échevelée, le rimmel négligé, débraillée, sexy en diable malgré le gilet jaune fluorescent j'appellerais au secours, magnifique d'infortune dans ce décor apocalyptique! Soudain, tout me reviendrait en mémoire: mes cours de théâtre, la composition du personnage, l'Actor Studio, Stanislavsky, Lee Strasberg!
C'est alors qu'un automobiliste surgirait à bord de sa Peugeot (ou de sa Citroën, qu'est-ce que j'y connais moi?). Ensorcelé, il n'aurait d'autre choix que de venir à moi, ému, par ma présence sur le bord de cette route, ma détresse, ma solitude, mon cri, mes larmes peut-être, on ne sait jamais, avec cette pollution! Ce serait beau comme sur TF1. Pour finir, il m'annoncerait que c'est juste une panne d'essence, et que c'est bien les gonzesses de pas penser à faire le plein à temps! Enfin bon, si elle veut la petite dame, il peut toujours la déposer à la prochaine station!
... 
En tout cas, je saurais quoi faire! 

Mais là... C'est bien pire! 
C'est mon stylo qui est en panne. Enfin mon stylo, mon cerveau oui! Impossible d'écrire la moindre rime, le moindre couplet, le moindre refrain!!!! Et inutile de chercher refuge dans mes réminiscences scéniques pour me sortir de l'impasse. Un mois que ma chanson s'arrête sur ce premier couplet, pourtant si prometteur. Je ne comprends pas... Vraiment, je vous jure... C'est la première fois que ça m'arrive!

samedi 24 mars 2012

29. Et voilà, c'est fini...

Oui, oui, ok, j'avoue. Je ne me suis pas trop foulée pour le titre de ce message. Je l'ai piqué à Jean-Louis Aubert, qui ne m'en voudra pas trop j'espère, d'autant que, entre nous, il a quand même fait mieux.
Mais c'est simple, concis, efficace alors  pourquoi me torturer le cortex pour trouver un titre spirituel? Là, on comprend d'emblée.

Donc...
Si vous avez un tout petit peu suivi, dimanche dernier, c'était la dernière de mes Chansons à voir aux Théâtre les Blancs Manteaux. Il serait franchement inexact de qualifier ce moment de triste. Et vous savez comme je n'aime pas l'inexactitude! Pourt résumer sobrement, c''était d'enfer! Du monde, des fous rires, un pianiste en pleine forme, une chaleur abominable, une bière infecte, tiède de surcroît, des rappels je ne vous dis que ça, bref tout ce que j'aime!  Pour autant, je me dois d'être honnête et d'avouer, peu fière, qu'une fois rentrée à la maison, j'avais au choix, soit du shampoing, soit du piment dans les yeux. Remarquez, pourquoi voir petit? Les deux peut-être? Je ne suis pas spécialiste. J'ai cependant des doutes quant aux vertus capillaires de la harissa... Quoique?

Passons. J'ai actuellement d'autres préoccupations que mes cheveux surtout que pour une fois, ma teinture Cerise écrasées resplendit dans les reflets du soleil de printemps! D'autant que au final, je n'avais rien dans les yeux... Il s'est avéré que j'avais tout simplement le coeur qui pique un peu...
- C'est grave docteur?
- Ça arrive, Mademoiselle (J'en profite ici pour glisser subrepticement  le terme  Mademoiselle, que l'administration souhaite faire disparaître de nos dictionnaires et que je trouve pour ma part  très joli! )
- Et que dois-je faire? 
- Pas grand'chose hélas. Prenez peut-être un verre de ce délicieux Mâcon? Vous verrez, ça ira déjà un peu mieux...
J'obéis docilement...

Et maintenant me demanderez-vous poliment?
Tout d'abord, je vous prierais de parler moins fort parce que le délicieux Mâcon, c'est bon, mais de bon matin, c'est traître. Ensuite, je vous serais reconnaissante de ne pas être désagréable! Est-ce que je vous en pose moi des questions? Je vous demande si votre cousine Adélaide aime le curling ou si votre oncle Albert est diabétique? Non. Bon. Alors?
Pardon. Je m'emporte. Mettez ça sur le compte du Mâcon. Et puis non! C'est vrai quoi, c'est rageant - c'est ma grand-mère qui utilisait ce mot, rageant, grr! On avait pris du temps pour prendre  nos marques, c'est vrai, mais depuis quelques semaines, je m'y habituais très bien aux salles quasi pleines, impatientes, aux rires, aux applaudissements, aux retours chaleureux, aux critiques élogieuses sur Billetreduc, et même aux quelques journalistes (deux pour être tout à fait exact, mais on ne va pas compter!) curieux d'abord, puis séduits, tout prêts à dégainer leur plume...
Et puis là, tout d'un coup, en route pour  un petit succès à défaut de la gloire, il faudrait s'arrêter. Pour d'obscures histoires d'argent parce que oui, il en faut tout de même un peu (si ce n'est beaucoup!) pour faire le troubadour, surtout si on veut que ça décolle,  peut-être...
Allez, ne soyons pas défaitiste... Voyons ce que nous réserve la suite!
Il paraît que certaines attendent le prince charmant. Pour ma part, j'attends le charmant producteur qui, curieux, s'intéressera à mes chansonnettes et fera, d'un coup de chéquier magique, de ces Chansons à voir, un conte de fête!

Il était une fois chanteuse qui s'appelait Stef! ...

dimanche 11 mars 2012

Le Permis, bientôt le clip?

Eh, oh, les copains, excusez-moi je vous dérange... Z'auriez pas 5€? 10€? Parce que le petit gars là, il va faire un clip d'enfer avec Le Permis, de l'animation!!! Bon, enfin si on trouve les 1000€! 1000€? C'est 200 copains qui nous fileraient 5€... ou 100 copains qui nous fileraient 10€ ou même 10 seulement qui lâcheraient 100€... c'est dingue non? On compte sur vous, et vos amis ;-)

vendredi 9 mars 2012

28. Nous les femmes...

Après le Cancer (4 février), le Sida (1er décembre), l'Homophobie (17 Mai), le Tabac (31 Mai), la Faim (15 juin), et même la Prostate (15 Septembre) et la Ménopause (18 Octobre) - j'en passe et des plus invraisemblables! - aujourd'hui 8 Mars, mes bien chères sœurs, réjouissons, car abracadabra, la voici, la voilà, notre journée à nous les femmes!
Aaaaaaah! 
Avouez que tout de suite, on se sent mieux, non? 
Figurer sur la liste des pires fléaux qui menacent l'humanité toute entière au point qu'on y consacre une journée complète, il faut tout de même bien l'admettre les copines, c'est flatteur.
Ce qui me gêne un peu par contre, c'est que personne n'ait songé à lancer une collecte au profit de cette belle cause. Alors quoi? Pas de Femmethon (oui, le nom serait certainement à revoir!)? Pas de Femmaction? Personnellement, je trouve ça un peu vexant.
Je suppose que pour lancer une Opération Aspirateurs, on pourrait très probablement solliciter David Douillet qui 'pense', le noble animal :
Pour l'équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer.
Les frangines, remercions comme il se doit Monsieur le Ministre,  qui a la bonté de nous rappeler où se trouve notre place véritable.
N'oublions pas non plus notre grand poète national, j'ai nommé Michel Sardou, qui mériterait quant à lui le poste de Ministre de la Culture. En effet, Michel a cru subtil d'en remettre une couche 30 ans plus tard avec le titre - j'ai beau chercher je ne vois pas d'épithète! - Femmes des années 2010 :
Se dire qu'au fond ce sont des femmes
Et que, mon Dieu, ce n'est pas un drame
Les gonzesses, je vous le dis tout net, me voilà rassurée! Merci Mimi! Tant de finesse et de lyrisme me feraient presque mourir, étouffée par la bile de ma jalousie, envieuse que je suis de ne pas avoir signé ces vers moi-même! Flûte!

Pour ce qui me concerne, pour la Journée Mondiale de la Femme, je me suis levée et j'ai pris un café, non sucré pour ne pas faire déborder mon jean.
Comme tous les jours, j'ai pris le métro et je me suis demandé comment faisaient ces mamans avec leurs poussettes dans les escaliers?
Comme tous les jours je suis allée bosser et j'ai dit bonjour, comment ça va, à Edna qui sourit tout le temps et qui fait la manche au métro Buzenval depuis les trois ans que je me rends au travail.
Comme tous les jours, j'ai déjeuné, j'ai vu une ou deux copines et griffonné quelques idées impossible à relire plus tard dans mon carnet.
Personne ne m'a offert de fleurs.
Personne ne m'a dit à quel point je suis belle/drôle/charmante et/ou spirituelle.
Personne ne m'a dit 'Ce soir, t'inquiète, j'ai préparé le dîner. Tu veux que je te fasse couler un bain?'.
C'est sûr, personne non plus ne m'a mis son poing dans la figure et personne ne m'a 'pissé à la raie, salope'. Je dois dire merci?
Ceci étant, sans être féministe, la Journée Mondiale de la Femme, je ne vois pas bien le but.
La Fête des Mères au moins t'as un cadeau et on t'apporte le café, les croissants et le cendrier/pot de yaourt au lit.
Et si c'est une journée contre les violences faites aux femmes, un jour par an ça me semble un peu juste pour résoudre le problème...
Les copines, s'il faut vraiment qu'on nous rende hommage, autant que ce soit bien fait! Et comme, paraît-il, on n'est jamais si bien servie que par soi-même, je vous propose de pratiquer comme moi l'auto célébration, puisqu'on nous l'a assez répété, nous le valons bien! Pour ma part, c'est mon cul que j'ai choisi de glorifier en chanson, la preuve en images ci-dessous!

Je rappellerais pour finir que le 11 mars, grâce à nos amis canadiens, nous célébrerons la Journée Mondiale de la Plomberie. Un hommage déguisé?  Gare aux fuites les filles!


mercredi 8 février 2012

27. Complète!

Hein? Avouez que ça en impose... COMPLÈTE!
Telle la galette sarrasine généreusement garnie vous réjouit l'estomac et laisse flotter comme un parfum léger d'embruns bretons, le 4 Février dernier à 17h30, la salle des Blancs Manteaux généreusement garnie de François, du piano et de moi-même, débordait littéralement de bonheur! 
Il serait en effet parfaitement inutile de finasser ou de feindre une modestie hypocrite. Non, regardons plutôt la réalité bien en face, il faut bien le reconnaître, en toute objectivité, j'ai assuré! Et certaines personnes - présentes cela va de soi - ajouteront même grave !
(Pardon pour le retard mais vous comprendrez aisément qu'il m'a fallu un peu de temps pour reprendre mes esprits et pouvoir vous faire ici une chronique fidèle de cet évènement sensationnel.)

J'aimerais pouvoir retranscrire ici la chaleur électrique de ce moment inouï et d'abord, l'incrédulité devant cette information simple et pourtant déroutante : 'C'est complet'. Comment, comment c'est complet? Le riz? Le veston? Le spectacle de la salle voisine? Non, non, non, Stef!, Chansons à voir, c'est complet.
Bon. 
Je suis complète. 
...
Aaaaaaaaaaah!!!! (Lire avec un ton joyeux)

Hélas, je ne peux définitivement pas vous raconter le plaisir, les émotions, la volupté et le trac bien sûr, liés à ce moment. Il faudrait inventer de nouveaux mots, de nouveaux sons, de nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs...  Essayez plutôt d'imaginer... Vous serez, j'en suis sûre, encore loin du conte (non, non, ce n'est pas une faute d’orthographe)!
Soudain, comme ils valaient la peine les doutes, les ratures, les angoisses, les chèques, les échecs, les découragements, les colères, les insomnies... Non pas qu'ils s'envolent, non, mais voilà qu'ils prennent tout leur sens, et qu'ils rendent ce succès, fugace peut-être, plus savoureux encore...

Les lumières s'éteignent, assise dans le petit escalier derrière la scène, cachée à l'abri du rideau, j'attends que le brouhaha des derniers spectateurs s'éloigne, sonnée, heureuse, la sueur refroidie qui me coule dans le dos. Je me dis 'déjà'? Je me dis 'Je prendrais bien une douche'? Et puis surtout, je me prends à y croire un instant... Et si? 
Il faut pourtant se résoudre à sortir, descendre du plateau, se démaquiller, se changer et reprendre le fil... Avec pourtant ce sentiment familier, si souvent perdu en route et aujourd'hui retrouvé, que c'est ici ma place. Je suis faite pour la scène. Ou l'inverse. Peu importe! A quoi bon chercher ailleurs? A quoi bon attraper un ulcère en mâchant le goût amer des regrets au fin fond d'un bureau obscur?
Dimanche 4 Février, c'était complet... Je ne me suis pas trompée. C'est possible! Même si les professionnels ne le savent pas encore... Encore un effort! Sûrement, c'est possible... 
Dimanche dernier, ils étaient pourtant moins nombreux les curieux venus découvrir Stef!, malgré le froid. Moins nombreux, c'est vrai, mais pas moins conquis!
Alors patience... 
Patience, Stef!, patience...

mercredi 18 janvier 2012

26. Mange une main et garde l'autre pour demain

Je déteste ce proverbe débile.
Surtout quand j'ai faim.

Pour ceux qui n'auraient pas saisi cette entrée en matière: j'ai faim. 
C'est ennuyeux parce que j'ai beau explorer les entrailles de mon frigo, ce dernier reste farouchement vide. Comme pour me narguer. Le fourbe.
Vide. Enfin, si l'on excepte le flacon de sauce soja bien sûr, la margarine, les oignons et le bocal de citrons confits. Et aussi cette chose verdâtre et racornie au fond du bac à légumes (du fenouil peut-être?). Bon, j'ai beau avoir faim, je ne peux tout de même pas ingurgiter des citrons aux oignons frits arrosés de sauce soja! Il y a des limites! D'autant que je n'ai pas de Spasfon pour parer aux aigreurs gastriques que ne manqueraient pas de suivre ce joyeux  festin. 
Donc, j'ai faim.
La situation est d'autant plus cruelle que j'ai le nez dans le montage photo de Kebab a lula depuis plusieurs heures. Il y a plus alléchant, certes. D'ailleurs, si on lui demandait son avis, mon estomac gourmand pencherait plutôt pour un plat mijoté, des pâtes al dente, ou mieux encore, pour l'un des tupperwares généreusement garni de cuisine maternelle. Humm...
Mais inutile de se torturer les tripes, il n'y a définitivement rien à boulotter dans la maison. Et toujours, sous mes yeux, ces photos d'agneau rôti et de frites graisseuses baignant dans une sauce dégoulinante, juste pour me provoquer!
Je vous accorde qu'il y a plus appétissant qu'une image de sandwich ramolli abandonné sur un plateau du Royal Istanbul et s'il n'était pas 2h du matin, croyez-bien que je rêverais d'autre chose que d'un sandwich aux patates et à l'huile... Mais inutile de faire la fière parce que oui, je l'avoue, un bon kebab, là, tout de suite, je ne dirais pas non!
'Bon kebab' évidemment, c'est une expression... Quoique, ça doit bien exister un bon restaurant turc? Simplement pas rue de Bagnolet et pas ouvert à 4h du matin... D'ailleurs peut-on appeler ces établissements 'restaurant', personnellement il ne me viendrait pas à l'idée de manger sur place. A moins bien sûr, d'envisager le suicide bactériologique.

Pendant que je vous raconte mes états d'âme, j'ai quand même fini le montage de Kebab a lula je vous signale. Je vais enfin pouvoir lever le nez de toutes ces photos de sandwichs et même, aller me coucher. Je n'ai peut-être rien mangé ce soir, mais au moins j'ai mes deux mains et pour demain, je trouverai bien une boulangerie ouverte! Je vous l'avais bien dit: ce proverbe est débile. De toute façon, je crois bien que je n'ai plus faim. Par contre, si le cœur vous en dit,  afiyet olsun! 


Kebab a Lula - Stef! par stefabou

dimanche 1 janvier 2012

25. Pourvu qu'elle soit douce...

Eh bien voilà... On y est.
J'aurais aimé, alors que filent lentement les premières heures de 2012, j'aurais aimé disai-je être fine et spirituelle (comme à l'accoutumée, certes!) et vous écrire des vœux de nouvel an qui vous auraient laissés comme deux ronds de flan devant tant de beauté sublime...

D'abord, je vous rappelle que je ne suis pas fine et je dois bien le reconnaître, encore moins après les fêtes! 

Par ailleurs, hier au soir, j'ai sacrifié à la tradition et arrosé...
Enfin je dis arrosé parce qu'il faut bien garder un minimum de dignité.  
Non, disons plutôt que, telles les rizières camargaises, j'ai irrigué l'année nouvelle par la méthode dite de submersion. Comprenez par là que j'ai non seulement bu mais que je me suis littéralement retrouvée inondée de Champagne alors que résonnaient les douze coups de minuit et les klaxons rieurs des automobilistes réjouis de célébrer l'année nouvelle dans leur véhicule sur le boulevard Davout à Paris XXème.
Pas si désagréable quand on y repense...
Cette année s'annonce donc sous les meilleurs auspices il me semble avec ce départ tonique, rafraîchissant et pétillant au son du  Bal Masqué ohé,ohé!

Ceci étant, au lendemain d'une telle bringue je ne me sens pas plus fraiche que certaines huîtres rencontrées au hasard du buffet. Je vais donc écourter ce message et rejoindre au plus vite la chaleur accueillante de ma couette douillette. Mais avant... Je vous souhaite une année douce et belle, en famille, entre amis, en musique bien sûr et pleine de petits bonheurs inattendus...

Et puisqu'on en parle, vous êtes au courant? En 2012  je prolonge aux  Blancs Manteauuuuuuuuuux! C'est merveilleux non? Tous les dimanches après-midi à 17h30! Histoire de commencer l'année en beauté! Avouez que, ça commence plutôt bien! Regardez plutôt :


Allez,  en 2012, soyez-vilains, soyez beaux, pour la santé c'est kif-kif bourricot! (Alphone Allais)

Bises à tous!